27
mai
Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple.
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27
mai
Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple.
24
Avr
Je voudrais te chanter des chansons d’amours, pleines de mots justes et poignants pour réveiller ton âme et ramener ton coeur à la vie. Je voudrais que ma voix puisse se glisser dans ta gorge pour que tu ressentes toute la puissance des émotions qui me transportent.
18
Avr
Alors que mon entre-jambe a une odeur de steak de cheval périmé, je lis le texte de Celui-là, qui vomit l’attachement amoureux. Ce trop plein de compromis, je suis bien d’accord, ça peux nous bouffer la vie. Dans des textes écrit à Celui-ci, je clamais à quel point cette merde d ‘amour me répugnait aussi. Et puis les choses ont changé pour moi, va savoir pourquoi. Je suis tombée. Amoureuse. Merde. L‘Autre m’avait blessé, agressé mais le Dernier avait laisser faire…c’était le point de départ….
Cet amour qui tourne entre eux, on dirait une course de relais. Celui-là est amoureux du Dernier et Celui-ci relate de tout ça à l’Autre qui répète, tel un clown, les déboires de Celui-là pour faire rire le Dernier. C’est pitoyable. Il y a des images, des symboles marquants qui les lies comme 4 doigts d’une main. Le cinquième doigt est là pour étaler de la merde sur les autres.
J’en ai marre de ce combat, de cette place particulière à laquelle ont droit les copines. Des serpillières à merde, c’est tout ce qu’on est lorsqu’ils sont ensemble.
Je n’en peux plus de leur dépendance affective et de ces discussions répétitives où ils se racontent inlassablement les mêmes histoires. J’en ai marre d’accepter d’avoir une vie bien rangée avec le Dernier pour faire comme tout le monde, grandir…Alors que l’appel de la meute lui fait surgir l’envie de liberté dans un miroir de souvenirs.
Pourtant, Celui-là ne veut pas grandir et émet des idées inopinées pour tenter de cacher sa tendance alors que Celui-ci se raccroche tant bien que mal à la petite bête qui les rapproche. L’Autre, dans l’univers d’un monde d’ailleurs, prend des positions inédites et détachées tout en gardant bien son rôle de relayeur. Le Dernier, dans tout ça, fait mine de rien, et moi j’accepte.
C’est par jalousie que je cherche la petite bête qui les lies, celle qui les rend si proche, celle qui les rassemble. Cette bête qui sommeille au fond des bouteilles d’alcools, au coeur du pet, au sein du machisme et du mépris pour le reste du monde qu’ils cultivent ensemble. C’est leur liberté…
10
Avr
27
Mar
Nous écrivons tous un jour ou l’autre dans un cahier pour réveiller la partie de nous-mêmes qui ne s’exprime pas dans la vie.
21
Mar
Je vois que tous ces gens autour de moi arrivent à mener de front tous leurs combats, mais on me dit que ce ne sont pas des combats, que les choses de la vie doivent être vécues simplement. Pour moi, chaque chose au quotidien est un combat contre la folie et contre l’anticonformisme. Chaque jour, j’ai peur de me réveiller et de vivre cette guerre intérieure. Je suis constamment en train de me battre contre mes avis, mes pulsions, mes peurs, mes désirs sournois. Je pense que les instants où je suis cohérente sont rares.
Voilà que j’ai honte de croire en moi, honte de ne pas savoir vivre et être ce que je veux. Je me sens lésée de ne pas savoir travailler, et de ne pas vraiment me donner les moyens. Je joue sur une apparente stabilité, mais au fond je suis fragile, car en essayant de régler mes problèmes, je remue tout ce que je ne souhaitais pas voir. Je ne sais pas qui je suis, je vis dans la peur d’être pareille à ma mère et ce n’est que dans la comparaison que j’essaye de me définir car je n’arrive pas à me voir seule face au miroir.
Je ne suis pas sûre d’être à ma place. J’ai encore du mal à croire qu’on peut se guérir de son passé et devenir un être stable aussi vite que je l’ai fait au cours des derniers mois pour faire croire que je valais le coup. Je ne me sens plus capable de me battre contre moi-même car j’ai du mal à comprendre comment je pourrais trouver une sérénité intérieure si je suis constamment en train de porter les armes.
Aujourd’hui, j’ai donné mon sang pour la première fois. Apparemment, mon sang à fait couler de l’encre.
02
Fév
Ailleurs n’est jamais loin quand on s’aime.
Il pleut, ce n’est plus qu’une tempête en fin de course, elle n’a même plus la force d’éponger mon malheur :
J’imagine que je suis vieille assise dans un fauteuil, pas loin d’une fenêtre, mais je ne regarde pas par la fenêtre, je regarde dans le vide, et sans mourir, je reste là, à voir défiler cette vie qui fut mienne…Tous ces projets, ces projections irréalistes d’un avenir toujours plus intéressant, et tellement à la mesure de ce dont j’étais capable…
J’écoute de la musique qui me fait voyager dans les couloirs de mon incompétence parsemés de tableaux encadrant mes rêves poussiéreux n’ayant jamais vu la lumière. Je marche à pas de velours et je ne dis rien. Les tableaux sont ornés des plus belles arabesques, mais les toiles ont perdu leurs couleurs, leur vivacité. Les rêves et projets qui y sont encadrés sont devenus des personnages, des parties de moi qui se sont réalisés dans le cabinet imaginaire du monde de Sophie. Au bout du couloir, je trouve la source d’où proviennent toutes ces figures exceptionnelles : un lac immense dans lequel je vois flotter d’autres idées brillantes que j’ai voulu pêcher, mais il n’y avait plus de place sur les murs de ma maison intérieure, détruite partiellement par le temps et les peurs. Je m’assoie au bord du lac, et le vent arrache au miroir de l’eau le reflet de mon âme meurtrie.
J’ai à nouveau 24 ans et tout n’est pas perdu.